Concerts privés

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La période de Noà«l a l’avantage de donner à  certains groupes des allures de Père Noà«l. Si Radiohead proposera le 31 décembre au soir un concert en webcast via son site Radiohead.tv (o๠ils joueront l’intégralité de leur dernier album), le trio New Yorkais Blonde Redhead a récemment enregistré une session live pour Spinner.com o๠ils ont enregistré trois titres extraits de leur dernier album, ‘23′, sorti au début de l’année. L’occasion de (re) découvrir 23, The Dress et Harry & I. Y a un peu beaucoup trop de playback à  mon goût, et Kazu devrait vraiment dormir un peu. Mais ça se laisse écouter quand même.
La session complète est en libre téléchargement ici aux formats vidéo et audio.

Via Adrenalyn

100 morceaux de 2007

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Comme tous les ans, Pitchfork fait sa liste des 100 morceaux phares et les albums incontournables de l’année écoulée. Et comme c’est la période des cadeaux, vous pouvez les télécharger en cliquant ici. Attention l’archive fait 700 Mo !

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Moteur de recherche MP3

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Je vous avais déjà  parlé de Skreemr, permettant de chercher des fichiers MP3 sur internet quand on a pas Soulseek, Emule ou torrent sous la main. Je viens d’en trouver un nouveau, qui s’appelle Bee MP3.

Dans le même genre mais pas trop, il y a aussi ce site, RKST.ORG, qui permet d’écouter des artistes en rapport avec une recherche, un peu à  la manière de l’excellent Pandora (mais qui ne marche plus en France pour raisons légales et compagnie blablabla) ou de l’application Last.fm (T’as vu, si tu cliques là , tu tombes sur ce que j’écoute).

Sur Rkst, il suffit de taper un artiste (enfin, taper son nom sur un clavier hein bande de psychopathes) ou une chanson, genre je veux écouter du Rhesus, je tape ‘Rhesus’ dans la boîte de recherche et le machin va te faire écouter un morceau de Rhesus au hasard. En faisant next, on se retrouve avec des morceaux similaires au style musical de la recherche. L’occasion de quelques découvertes musicales quand on sait plus quoi écouter. Ceci dit, la pertinence est somme toute assez relative, on peut tomber sur des suggestions dont l’affiliation avec la recherche initiale reste assez obscure (oui parce que tomber sur Jean-Louis Aubert après les Raconteurs, HUM-HUM).

Radiohead on tour

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Radiohead annonce petit à  petit sa nouvelle tournée.

Sont déjà  confirmées quelques dates de festivals (Hurricane et Southside festival en Allemagne), mais surtout, 4 dates françaises à  confirmer, dont 2 à  Paris et 2 dates à  Nîmes en juin 2008 !

Les souvenirs d’un certain 14 juillet 2003 à  Nimes me font trépigner d’impatience que ces fichues dates soient confirmées.

http://www.radiohead.com/tourdates

Mise à  jour : il s’agit du lundi 9 & mardi 10 juin 2008 pour Bercy, et du samedi 14 juin pour Nîmes. Rendez-vous à  Nîmes (si j’arrive à  avoir des places) !

Cocoon - On My Way (le clip)

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Programmation 2007 Bars en Trans / Rennes

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Youpi, la prog est là  et elle est alléchante :

(clic sur l’image ami Rennais pour voir quels bars tu écumeras)

(normalement je serai au Dejazey le mercredi pour The Milk, à  la Contrescarpe le vendredi pour voir One Two, et à  la maison du champ de mars le samedi pour Syd Matters suivi du Sablier pour y voir Cocoon)

My Friends All Died In A Plane Crash - Cocoon

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L’album de Cocoon est enfin disponible dans toutes les bonnes crèmeries, et je ne peux que le conseiller pour 2 raisons :

.La musique est bonne
.L’artwork est beau

La musique d’abord. On connait l’histoire, Cocoon gagne le concours des inrocks (le CQFD) grâce à  la chanson Tell Me, un buzz se fait autour du groupe (MySpace et compagnie), s’ensuit l’EP From Panda Moutains qui comprend 5 titres, et une tournée printanière/estivale qui fait son oeuvre. Le groupe se forge une vraie identité scénique avec pleins de chansons inconnues, les filles en ont toutes après Mark, les garçons après Morgane, en concert ils sont souriants, humbles, chaleureux et enchanteurs, bref ces deux là  ont tout pour plaire.

Signés sur le même label que les Hey Hey My My, Cocoon sort donc aujourd’hui son premier album. Ca s’appelle My Friends All Died In A Plane Crash, Mark explique ici pourquoi, et on a droit sur cet album à  12 morceaux variés, fleurtant avec la mélancolie (Take Off, Paper Boat, Tell Me…), la douceur (Hummingbird, Owls, Cliffhanger…), la joie (Chupee) et les fraises sucrées. L’album idéal pour accompagner une balade en forêt cet automne, l’ipod visé sur les oreilles, la tête enroulée dans une écharpe.

On retrouve bien sûr les “tubes” qui ont fait le succès de l’EP avec Tell Me, On My Way ou Hummingbird, mais aussi 9 nouveaux titres oscillant entre des influences telles que Nick Drake ou Tom McRae (Take Off, Cliffhanger…), Elliott Smith (Microwave), Sufjan Stevens (Owls, Christmas song…), Ben Harper (sans le côté péjoratif de la comparaison, avec Vultures), mais rien ne ressemble plus à  une chanson de Cocoon qu’une chanson de Cocoon (Hummingbird, Chupee, On My Way, Seesaw…) avec ce mélange juste parfait des voix de Mark et Morgane.

Une alchimie vocale qui fait qu’on ne se lasse pas d’écouter encore et encore les chansons. C’est peut-être aussi finalement le seul reproche que j’ai à  faire à  propos de cet album, je regrette qu’il n’y ai pas un morceau o๠Morgane (ou Mark !) serait seul au chant, avec l’autre pour l’accompagner en musique derrière. La structure des chansons de Cocoon est trop souvent la même (intro musicale, Mark chante un couplet tout seul, puis Morgane le rejoint, ils font les choeurs en commun, le pont, re-couplet/refrain), un 100% instrumental ou un morceau avec chant unique (Mark OU Morgane) aurait allégé l’album. Mais c’est du chipotage.

C’est rare aujourd’hui d’avoir un premier album aussi touchant de sensibilité et de grâce. Grâce à  un songwriting digne des plus grands noms de la folk américaine et à  des arrangements épurés qui mettent en valeur l’humanité des deux protagonistes, c’est l’album à  écouter cet automne. En fait, c’est l’album parfait pour passer l’automne, et entamer l’hiver.

Côté artwork, c’est tout aussi beau, c’est classe, c’est l’écrin qui renferme la perle et c’est signé My Name Is (le monsieur qui a aussi fait la pochette de l’album éponyme d’Hey Hey My My).
Le choix de la typo, des couleurs, du support est totalement adapté à  l’univers du groupe, l’édition limitée comportant un livret avec les paroles et des notes du groupe pour chaque morceau (ce que le morceau représente, comment il est né…). Une initiative que, perso, j’aimerai voir un peu plus souvent. Les photos sont signées Christophe McPherson, c’est du polaroïd, et dans l’édition limitée, quelques imitations de pola sont offertes.

Et pour finir, donc, la chanson que je préfère, probablement parce que c’est la musique la plus douce de l’album conjuguée avec les paroles les plus dures :

Cliffhanger

He praises Lord on sundays
Fucks a child on mondays
He don’t mind, just let him go
Dogs and alcohol
He behaves like an animal
He don’t mind, just let him go
I have climbed mountains
I have lost my toes
I don’t mind
Now I’m alone
He says he’s gonna call
He said he’d play his role
He don’t mind, just let him go
She said I’ve never known
How to make love
I don’t mind, just let her go
I have climbed mountains
I have lost my toes
I don’t mind, now i’m alone

BONUS :
. Une interview de Mark (mai 2007)

Cantat libre ?

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Pas complètement.

Libre, mais pas à  l’abri. Les portes du centre de détention de Muret (Haute-Garonne) à  peine franchies, Bertrand Cantat va devoir faire face à  une véritable traque. Pour les photographes, la chasse à  l’image est ouverte. C’est à  celui qui volera les premières photos du chanteur en homme libre. « Elles pourraient se négocier plusieurs dizaines de milliers d’euros », estime un photographe d’une agence parisienne.

Depuis des semaines, les paparazzis balisent le terrain. Des repérages ont été faits autour de sa résidence secondaire de Moustey (Landes) et de la maison bordelaise de son ex-compagne, Kristina Rady. Cette dernière confiait d’ailleurs récemment à  France 3 : « C’est pire qu’il y a trois ans. Il y a des gens qui ont appelé mes voisins d’en face pour se mettre à  leur fenêtre. »

Dès hier, des journalistes ont débarqué dans le petit village de Moustey. Une visite qui a fortement déplu aux voisins du couple. Ils n’ont ainsi pas hésité à  menacer d’appeler les gendarmes pour chasser « les indésirables ». C’est d’ailleurs dans cette maison, située à  l’extérieur du village, qu’une première série de photos avait été volée à  Noà«l, lors de la première permission de sortie de Bertrand Cantat. Dans le village, on assure que les habitants « feront tout pour le protéger », estimant qu’il a déjà  Â« suffisamment payé ». La tâche s’annonce difficile. Des photos auraient déjà  été prises la semaine passée, lors de sa dernière autorisation de sortie.

La pression pourrait cependant retomber un peu en raison d’une actualité plus vendeuse. Le couple Nicolas et Cécilia Sarkozy est en effet en train de lui « voler la vedette ». « Aujourd’hui, des photos qui confirmeraient leur rupture intéressent encore plus la presse people, », témoigne un photographe.

Concernant les conditions de détention de Bertrand Cantat, Denis Barthe a souligné qu’”il n’a bénéficié d’aucun privilège, sa personnalité de chanteur de Noir Désir a plutôt été un désavantage”.

Interrogé sur l’avenir du groupe, Denis Barthe a rappelé que le contrat chez Barclay avait été prolongé “il y a deux ans”, précisant cependant que “pour le moment aucun mot, aucune note d’une future composition” n’ont été créés.

Quant à  l’envie de rejouer ensemble: “Oui, ce serait curieux que ce soit autrement”, a-t-il déclaré.

source : 20 minutes

Et j’ajoute qu’une rumeur circule (qui me parait un peu olé olé quand même, faut pas abuser) comme quoi Cantat aurait écrit sous un pseudonyme un ou plusieurs textes pour l’album de Julien Doré.

Radiohead - In Rainbows

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Bon, ok, ça fait 2 jours que tout le monde l’a (1,2 millions de téléchargements le premier jour), que tout le monde en parle, en long, en large et en travers (quoi que, la majorité des journaux dissertent plus sur le mode de distribution et de son modèle financier que de son contenu). Mais comme je suis un fan hardcore, il me fallait du temps pour le digérer et être objectif.

Donc il est là . Rien de bien bien neuf vu que Radiohead avait testé les morceaux durant leur tournée de 2006.

L’occasion donc de voir et d’écouter comment Radiohead enregistre en studio des morceaux rodés avant tout pour le live. Certains morceaux, comme Nude, sont des chutes d’Ok Computer, ou de l’époque Kid A. Mais chez Radiohead, un morceau A se transforme toujours en morceau B avec le temps. Pour au final ne plus ressembler à  l’original donc. (Reckoner était un morceau punk rock à  la base).

L’album est sorti le 10 octobre, comme prévu.
10 MP3 encodés à  160kpbs (un peu limite pour un groupe qui cherche toujours à  avoir le meilleur son possible), pour une durée totale de 42 min.

Pas de révolution comme l’était Kid A à  l’époque, mais un album incroyablement cohérent, beaucoup plus que le précédent Hail To The Thief. La sélection de titres a dû être drastique, une poignée de titres supplémentaires sera d’ailleurs disponible début décembre dans la Discbox (boite qui contient 2 vinyls, 2 CD et 2 livrets de photos et d’artworks).

On peut regretter leur choix de vouloir continuer le chemin avec Nigel Godrich, l’album sonne vraiment très (trop) “propre”. Tout est extremement léché, compressé, parfois noyé dans la reverb et certaines chansons sont, à  mon sens, desservies par les choix de mixage et de production (House Of Cards, Videotape, 15 Steps). Mais c’est comme ça, ils ne savent pas travailler autrement qu’en famille…

L’inconvénient de s’appeler Radiohead et d’être considéré comme le plus grand groupe de rock indépendant au monde, c’est d’être attendu par tout le monde au tournant. A les imaginer en studio, on théorise sur un éventuel album triphop à  la sauce Liars, avec des influences free jazz ou dub, mélangé avec une pincée d’électro (Modeselektor, LCD Soundsystem, Autechre comptent parmi leurs fans Thom Yorke et Jonny Greenwood). Vont-ils se renouveller complètement ? Vont-ils nous surprendre ? Vont-ils changer la face du monde ?
Rien de tout ça. J’imagine que tout cette pression les angoisse et que pour cet album ils se sont juste contentés de faire de bonnes chansons, sans chercher à  être ambitieux ni prétentieux.

Finalement, cet album est en quelque sorte une suite d’Ok Computer. Des guitares, des beats electros, des nappes de synthés, des ondes Martenot, du Radiohead comme on le connait. Si c’est le principal reproche que les fans font à  l’album, c’est aussi ce qui fait sa force. L’album est extremement décomplexé, entre le hanté et le léger, le direct et le subtil mais ne tombe jamais dans le plaintif lourd ou l’existentialisme. Comme si ils avaient laissé leurs poids, leurs angoisses au vestiaire du studio.
On sent une unité sur cet album, ce qui faisait un peu défaut à  Hail To The Thief, souvent catalogué comme un best of de leur savoir-faire mais pas un vrai album.

Les morceaux ont été subtilement travaillés et arrangés en studio mais sans jamais les surcharger ni les noyer dans les overdubs. Certains morceaux sont habillés de manière telle qu’ils laissent voir à  travers, sans tomber dans l’enrobage acidulé qui donne mal au ventre sur le long terme.

Un des plus bel exemple est Nude, morceau qui traine depuis 1996 et qui fait une apparition de temps en temps en concert. Morceau favori des fans, on ne compte plus les demandes au groupe pour qu’ils l’enregistrent correctement. C’est une des plus belles réussites de l’album, l’arrangement est subtil, discret, efficace et met complètement la voix de Yorke en valeur. Il a rarement chanté de manière aussi émotionnelle.

Don’t get any big ideas
They’re not gonna happen
You paint your smile
And fill the holes
There’ll be something missing
Just when you found it
It’s gone
Just when you feel it
You don’t
It’s gone forever

She stands stark naked
And she beckons you to bed
Don’t go, you’ll only want
To come back again

So don’t get any big ideas
They’re not gonna happen
You’ll go to Hell
For what your
Dirty mind is thinking

And now that you found it
It’s gone
Now that you feel it
You don’t
It’s gone forever

L’album, même si majoritairement “calme” compte aussi quelques morceaux plus pêchus, comme l’excellent Bodysnatchers (avec une guitare saturée et crade comme un bon vieux Queens Of The Stone Age ou voire Sonic Youth) ou plus particulièrement mon morceau préféré Jigsaw falling into place, qui était connu sur la tournée sous le nom d’Open Pick (et était beaucoup plus électrique sur l’album mais la transformation du studio n’a, à  mon sens, fait que l’embellir, avec ces guitares et ses voix qui se mélangent) :

Just as you take my hand
Just as you write my number down
Just as the drinks arrive
Just as they play your favourite song
As the magic disappears
No longer wound up like a spring
Before you’ve had too much
Come back and focus again

The walls abandon shape
You’ve got a cheshire cat grin
All blurring into one
This place is on a mission
Before the night owl
Before the animal noises
Closed circuit cameras
Before you’re comatose

Before you run away from me
Before you’re lost between the noise
The beat goes round and round
The beat goes round and round
I never really got there
I just pretended that I had
What’s the point of instruments
Words are a sawed off shotgun

Come on and let it out
Come on and let it out
Come on and let it out
Come on and let it out

Before you run away from me
Before you start unravelling
Before you take my mic
Just as you dance, dance, dance

Jigsaws falling into place
There is nothing to explain
Regard each other as you pass
She looks back, you look back
Not just once
Not just twice
Wish away the nightmare
Wish away the nightmare
You’ve got a light you can feel it on your back
You’ve got a light you can feel it on your back
Jigsaws falling into place

C’est pas excitant cette voix qui part dans les aigus à  2′16 ? Et ce déluge d’arpèges à  2′55 ?

Les vraies révélations de l’album viennent de 15 Steps, o๠Radiohead évolue dans un style qu’on lui connait finalement assez peu, oscillant entre un rythme tribal/jungle avec un chant et une guitare assez funk, ou encore de Reckoner o๠Thom Yorke chante comme jamais il n’a chanté, avec une voix de tête extremement agréable et relaxante. All I Need est le morceau hanté et hantant de l’album, le Climbing Up The Walls de In Rainbows. L’ambiance y est lourde, pesante, angoissante. Magnifique.
Faust Arp quand à  elle est une chanson acoustique avec des violons. Elle fait penser à  Elliott Smith qui aurait fait un duo avec John Lennon. Un titre surprenant dans la discographie tant le chant est éloigné de ce que fait Yorke d’habitude. 2′10 de promenade dans les airs.
Arpeggi/Weird Fishes est un morceau que j’ai encore du mal à  appréhender. Je n’aimais pas du tout la première version, et petit à  petit je m’y laisse prendre. Sur chaque album de Radiohead, il y a toujours un morceau dont je ne sais jamais si je le déteste franchement ou si je l’adore complètement. C’est le cas pour Arpeggi.

Les vraies déceptions de l’album viennent de House Of Cards et Videotape. Cette dernière était une des préférées des fans, et la sentence sur les différents forums consacrés au groupe est unanime : le passage en studio a enlevé toute l’énergie et l’émotion qu’elle procurait lors des prestations scéniques du groupe ou de la prestation solo de Thom Yorke au “From The Basement”. Une fin approximative et hésitante qui ne décolle jamais vraiment, qui se contente juste de clôturer l’album sans vraiment le fermer pour de bon.
Quand à  House of cards, c’est l’exemple type du morceau (pour moi) mal mixé, mal produit. Trop de reverb, un riff répétitif et une basse rythmique relativement peu adaptée à  un morceau de ce style. Il y a comme un air de U2 époque Pop. Pourquoi n’avoir pas mis Down Is The New Up (à  venir sur le CD2 en décembre) à  la place et celle-ci en face B d’un hypothétique single ?

Au final, passé la déception toute relative lié au manque de surprises (en partie parce que j’ai fait l’erreur d’écouter en boucle les morceaux dans leur version live, et parce qu’un groupe comme Radiohead est toujours synonyme de “comment ils vont faire cette fois-ci pour se réinventer“), In Rainbows est un très bon album, un peu trop court (10 titres - 42 minutes) avec des moments de grâce, de magie et d’émotion que seul Radiohead peut procurer. 15 Steps, Nude, All I Need, Faust Arp, Reckoner, Jigsaw falling into places font parti des meilleurs morceaux que Radiohead ait jamais écrit. L’album n’est peut-être pas le meilleur (pour moi) de leur discographie mais définitivement dans le top 3.

Allez, un petit dernier pour finir, Reckoner :

Reckoner
Can you take it with you
Disavow the pleasure

You were not to blame for
Bittersweet distractors
Dare not speak his name
Did I cater to all you
All your needs?

Because we separate
it ripples our reflections
Because we separate
it ripples our reflections

Reckoner

Did I cater to all you
All your needs?

Si tout ça vous plait, vous savez que vous pouvez :

1. Télécharger gratuitement l’albumvia le site de Radiohead
2. Télécharger en payant l’album via le site de Radiohead
3. Acheter un coffret avec 2 CD, 2 vinyls et des livrets de photos, d’artworks via le site de Radiohead
4. Attendre 2008 que le CD sorte dans le commerce

Nine Inch Nails sans label

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C’est le temps de la révolution il semblerait. Après Radiohead qui annonce qu’il distribue, dans un premier temps (les trouillards), son nouvel album sans label, au prix que les gens veulent, c’est au tour de Trent Reznor de Nine Inch Nails d’annoncer dans un communiqué qu’après 18 ans de corde au cou, il est heureux de ne plus être sous aucune contrainte commerciale, artistique :

Hello everyone. I’ve waited a LONG time to be able to make the following announcement: as of right now Nine Inch Nails is a totally free agent, free of any recording contract with any label. I have been under recording contracts for 18 years and have watched the business radically mutate from one thing to something inherently very different and it gives me great pleasure to be able to finally have a direct relationship with the audience as I see fit and appropriate. Look for some announcements in the near future regarding 2008. Exciting times, indeed.

Exciting times, indeed.

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