Qui me poursuit depuis que je suis levé alors je l’écris…
Je suis condamné à mort, je dois me présenter tel jour à tel endroit pour recevoir l’injection qui mettra fin à mes jours. Le souci c’est que je ne sais pas pourquoi je dois être executé.
Le jour J arrive, je n’en ai parlé à personne, estimant que je dois assumer ça tout seul.Â
La salle o๠va se passer l’execution est complément suréaliste, je prends un escalator (qui ressemble à celui de la gare SNCF de Rennes) pour arriver à un étage qui ressemble à une salle de cinéma aux murs feutrés rouges. Des gens sont avec moi dans l’escalator, certains vont à gauche, moi je dois tourner à droite, certains sourient, d’autres non.
J’aperçois au fur et à mesure que l’escalator avance la banquette sur laquelle je vais devoir m’allonger et o๠on me fera l’injection. La salle est à la vue de tous, la banquette étant un peu surélevée pour permettre aux passagers de l’escalator de bien la voir.
J’arrive à l’étage, je tourne à  droite et m’avance au guichet final oà¹Â je suis reçu par…Jean Marc Morandini. (j’aurai du me rendre compte là que c’était un cauchemar)
Je le regarde, je regarde la banquette avec les seringues et tout le toutim.
L’air grave, je lui demande :
“Est-ce que je peux aller aux toilettes une dernière fois ?”
(je devais probablement envie à ce moment du rêve)
“Bien sur” qu’il me répond, l’air tout aussi triste que moi.
Je laisse mon sac à dos à ses pieds, je prends juste mon téléphone portable et je redescends l’escalator pour aller au rez-de-chaussée. Je rentre dans les toilettes, je regarde l’urinoir et je réalise que dans quelques minutes je serai mort. Je prends mon portable, et je me rends compte que personne ne sait que je vais mourir, que je vais laisser tout le monde dans l’ignorance, que tout ça va se passer dans l’anonymat le plus complet, sans aucune raison. Je regrette, j’aurai tellement aimé revoir mes proches une dernière fois. Ne serait-ce que pour dire “pardon”, “je vous aime”, “ne soyez pas tristes”, “pensez à annuler l’assurance de la voiture”, ce genre de trucs quoi.
Je prends mon téléphone pour envoyer un SMS à mes parents, je commence à chercher mes mots, je dois me dépecher, on m’attends là haut pour me mettre sur OFF. Je commence à tapoter sur le clavier, j’y arrive plus. La panique à bord. Mes mains tremblent, ma vie se met à défiler (en rêve ça fait bizarre), et je réalise vraiment que plus jamais je ne les reverrai, que tout ça c’est fini, que je ne reverrai plus jamais personne.
Et là , instinct de survie, je me reveille en sursaut et en sueur. Je regarde rapidement autour, je vois que dehors le ciel est bleu, les oiseaux gazouillent, une mobylette passe sous ma fenêtre, y a de la vie, youpi quand même.
J’ai beau chercher le pourquoi du comment de ce rêve, c’est excessivement désagréable quand on rêve de la mort, que ça soit la sienne ou celle d’un proche (j’ai rêvé de la mort de ma mère, et d’une ex). C’est le genre de rêve qui retourne la tête pour une journée complète. D’o๠le besoin de l’écrire.
C’est bon, maintenant je vais pouvoir retourner à mes rêves débiles d’avant o๠je rêve que je fais une bouffe chez moi avec Bayrou, Sarkozy, Guillaume, Bastien, Anne Cé, mes voisins, que Royal débarque avec une bouteille de Pineau des Charentes, et que tout le monde rigole à mes blagues, ou que je me transforme en super guerrier dès que mon patron m’énerve, ou que je rencontre Penelope Cruz dans les rues de Rennes et qu’elle se transforme en Claude Chabrol au moment o๠je l’embrasse.
Je suis un peu agité du bulbe comme garçon.
Recent Comments