L’album est dispo officiellement depuis hier (bon, je l’ai trouvé samedi en fait), il est bien bien bien. Pas bien bien bien bien bien bien, juste bien bien bien. Pour rappel, The Dภest un phénomène viral musical comme on avait pas eu depuis longtemps (les Artics Monkeys ?). Depuis de longs mois, le duo franco/finlandais excite la communauté myspace avec des centaines de milliers de visites sur leur page, et pour finalement devenir en l’espace de peu de temps la révélation pop/folk de ce début d’année !

L’album est donc là , enfin. 15 titres parmi lesquels les gros tubes que sont At Last, On My Shoulders, Playground Hustle. De jolies surprises comme Song for lovers ou Unissassi Lautelet. Un univers riche, décomplexé de toute structure, complètement frais et original, une voix à  pleurer (At last, Song for lovers), une maîtrise de l’arrangement et de la bizarrerie mélodique qui ne déplairaient pas à  certains. Bref, l’album a tout pour devenir une vraie référence de 2008, surtout qu’en live, les deux protagonistes s’entourent d’autres musiciens et transforment les chansons pour toucher l’audience au plus profond du ventre (pour ne pas dire les tripes) et rendre l’expérience la plus dynamique et chamanique possible (parfaitement). En gros, ça groove.

Mon seul bémol vient de la cohérence qui manque à  l’album. La première partie est nettement plus excitante que la seconde. 15 morceaux, c’est beaucoup. L’album, en tant qu’oeuvre à  part entière, aurait gagné en qualité avec 2 ou 3 titres en moins. Peut-être un problème de répartition des titres, va savoir, mais arrivé au 11e titre, j’ai envie de changer de disque (d’o๠le bien bien bien et pas bien bien bien bien bien).

Ca n’empêche que les chansons restent incroyablement incroyables, que la génération zapping va pouvoir s’extasier dessus, que cet album aurait fait parti du top 10 2007 s’il était sorti en 2007, et que ça fait plaisir de se dire que oui, c’est français ma bonne dame.

Alors on commence par écouter les morceaux sur ce petit bidule en flash là  (bouton Audio), et ensuite on cours chez son disquaire pour acheter l’alboum.